Qu`est-ce qu`un orgue ?

Les orgues : définition et glossaire

 
Détail d'un orgue à Saint-Servan

Détail d'un orgue à Saint-Servan.

© Marc Rapilliard
 
 
Définition
 
Orgue : (mot masculin au singulier, mais qui a la particularité de devenir féminin au pluriel : ex. les grandes orgues de la cathédrale). L'orgue utilise des tuyaux sonores animés par le vent. Aux 56 notes du clavier correspondent généralement 56 tuyaux de taille progressive, disposés en rang pour constituer un jeu (flûte, bourdon, trompette, nasard?).
Un instrument de 10 jeux comprendra donc 560 tuyaux, la plupart en métal, d'autres en bois. La forme du tuyau, aussi bien que le matériau utilisé, donne au jeu « sa couleur ».
Les jeux peuvent parler en solo ou se fondre dans un ensemble qui fera entendre tout l'instrument. L'organiste choisit ses jeux, comme le peintre ses couleurs. Puis la touche du clavier enfoncée ouvre une soupape placée au pied des tuyaux dans lesquels l'air est alors introduit.
Il existe deux catégories de jeux : les jeux à bouche qui fonctionnent selon le principe du sifflet, les jeux d'anche (tuyaux munis d'une anche comme le hautbois de l'orchestre) qui donnent à l'instrument son éclat.
 
 
Glossaire
 
Alimentation
Le vent était autrefois fourni par des soufflets cunéiformes actionnés à la main. Aujourd'hui, il est produit par un ventilateur électrique puis comprimé à la pression désirée dans un ou plusieurs réservoirs.
Pédalier
L'organiste actionne avec ses pieds un clavier (le plus souvent de trente notes) qui fait parler les jeux les plus graves de l'instrument.
Buffet
Meuble, qui peut être sculpté ou décoré, contenant l'instrument.
Positif
Désigne le petit buffet disposé en avant et au-dessous du grand orgue dans certains instruments. (Positif de dos). L'organiste se tient entre les deux buffets. Au moyen-âge, le positif était un orgue déplaçable.
Clavier
Composé de 54 à 61 notes. La plupart des orgues en comportent au moins deux. Chaque clavier fait parler des jeux placés sur le sommier qui lui correspond. Le clavier le plus important est dénommé le grand orgue. Les autres, selon leur fonction, prennent les noms de positif, récit, écho.
Registre
Les tuyaux sont rangés en séries parallèles (les jeux) sur les sommiers. Une réglette coulissante, percée de trous, permet de rendre muet ou parlant chacun des jeux de l'instrument. Les commandes aboutissent à la console, sous forme de tirants de registres qui portent l'indication du nom du jeu. L'organiste choisit ainsi les sonorités qu'il désire faire entendre.
Console
Commande centralisée de l'instrument où sont réunis les claviers et les tirants de registres qui permettent à l'organiste de choisir ses jeux.
Relevage
Restauration ou remise en état d'un orgue.
Facteur
Artisan en charge de la fabrication et de la restauration des instruments de musique, notamment des orgues et des pianos.
Sommier
Caisse étanche qui est composée d'un réservoir (la laye) rempli d'air sous pression. La partie supérieure de la laye est divisée en gravures (une par note). Une soupape actionnée depuis le clavier permet l'admission du vent dans le (ou les) tuyau(x) correspondant à la note. Le pied des tuyaux repose sur la table du sommier qui les alimente.
Jeu
Série de tuyaux de même timbre formant une suite chromatique de sons. Un orgue peut compter de un à plus de cent jeux.
Transmission
Elle relie chaque touche du clavier à la soupape qui laisse passer le vent contenu dans le sommier. On utilise des vergettes en bois et des rouleaux en métal pour transmettre verticalement ou horizontalement ces mouvements. Dans certains instruments, on utilise l'électricité. Dans ce cas, c'est un électro-aimant qui ouvre la soupape.
Montre
Jeu dont les tuyaux constituent la façade de l'instrument. La hauteur du plus grand tuyau, exprimée en pieds (un pied = 33 cm), détermine l'importance de l'instrument : quatre pieds, huit pieds, seize pieds.
Tuyau
Un grand orgue peut compter plusieurs milliers de tuyaux. On distingue les tuyaux à bouche, en métal (alliage de plomb et d'étain) ou en bois, ouverts ou fermés, fonctionnant selon le principe du sifflet (montre, flûte, bourdon?) et les tuyaux à anches qui font vibrer une languette de métal (trompette, clairon, cromorne, hautbois?).