Du poussin à notre assiette

 

Par Delphine Allain, élève en 5ème F au collège Louis Guilloux de Montfort sur Meu

 
 
Mes parents travaillent dans l’aviculture, leur métier exact est sexeurs. Ils sillonnent le Grand Ouest : Guingamp, Pontivy, Loudéac, Vannes etc…, pour se rendre dans des sociétés d’accouvage et séparer des dindonneaux mâles des dindonneaux femelles.
 
Dans ces sociétés d’accouvage, on met à incuber dans des couvoirs, au chaud, pendant 25 jours, des œufs de
dindes, de pintades et de poules, qui sont placés ensuite dans un éclosoir pendant 3 jours. Lorsque les petits sont
nés, une équipe de 5 ou 6 sexeurs vont dans les couvoirs pour séparer les poussins mâles et les poussins femelles.

Les sexeurs passent en moyenne 1300 petits par heure. Pendant une journée de travail ils peuvent « sexer »
ainsi entre 7000 et 10000 sujets. Les bêtes qui ont un défaut (gros nombril, œil en moins, bec de travers, pattes
mal formées…) sont euthanasiées, car sinon elles ne se développeraient pas bien. Ensuite, les animaux sexés sont emportés dans des camions chauffés et conduits dans des poulaillers, afin d’être élevés par des éleveurs.

Le sexage est nécessaire parce que les mâles et les femelles ont une croissance différente : les femelles
grossissent plus vite que les mâles, donc elles partent plus vite à l’abattoir, pour être découpées en escalopes,
cuisses, rôtis…après, c’est le tour des mâles !
 
Dernière mise à jour mercredi 3 juin 2009.