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Les landes de Cojoux et de Tréal, centre religieux de la préhistoire bretonne

publié le 03.02.2016
Mégalithes sur les landes de Cojoux

A 18 km au nord de Redon, les landes de Cojoux et de Tréal sont réputées pour leurs monuments mégalithiques. Outre ce témoignage de notre passé, elles offrent aux visiteurs un trésor naturel typique des landes sèches.

Tertres, menhirs, monument astronomique, sépulture, dolmen… un ensemble de mégalithes qui s’étend sur près de 6 kilomètres fait la réputation des landes de Cojoux et de Tréal. Ces témoignages de notre passé sont situés sur une crête naturelle orientée d’est en ouest, direction symbolique entre le lever et le coucher du soleil. Parmi ces monuments on distingue les Demoiselles de Cojoux, deux menhirs dont la légende raconte qu’il s’agirait de deux jeunes filles transformées en pierre pour être allées danser au lieu de se rendre à l’office du soir. Cet édifice serait par ailleurs l’ultime vestige d’un alignement de menhirs plus important. Grand centre religieux de la préhistoire bretonne, les landes de Cojoux ont fait l’objet, de 1990 à 1993, d’un chantier de fouilles piloté par le CNRS. Celui-ci a révélé la présence d’un grand cairn (couverture de pierres recouvrant des sépultures mégalithiques)abritant un dolmen complexe édifié au IVe millénaire avant Jésus-Christ.


Landes sèches

La faune et la flore sont typiques des landes sèches. Autour des affleurements rocheux s’étendent pelouses rases et landes hautes. Fauvette pitchou, tarier pâtre, hypolaïs polyglotte, linotte mélodieuse… Les passereaux nicheurs peuplent les lieux en compagnie de rapaces comme le faucon crécerelle et la buse variable. Il est même possible d’apercevoir la huppe fasciée et son plumage orangé éclatant. Les landes, principalement constituées de fourrés d’ajoncs d’Europe, d’ajoncs nains, d’hélianthèmes en ombelle (une espèce protégée d’arbrisseau à fleurs blanches) ou encore de sureaux et de prunelliers, attirent de nombreux insectes et araignées tels que la mante religieuse et l’argiope fasciée. Les criquets, sauterelles et grillons justifient la présence de prédateurs tels que le lézard des murailles, le lézard vert et le murin de Natterer.
Le Département favorise la diversification écologique des landes et met en valeur les mégalithes. Il sème des graines de sarrasin pour maintenir certaines cultures traditionnelles, fait paître des animaux pour entretenir le site et organise des animations pédagogiques pour sensibiliser les collégiens à la préservation de leur environnement. Suite au dernier incendie de 2009, la recolonisation végétale fait l’objet d’un suivi scientifique.
 
 

A voir dans les environs

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  • Les 25 km de voie verte, aménagée pour les piétons et les cyclistes entre Messac et Guer
  • Maison et chapelle Notre-Dame-de-Bon-Port (XVIIe siècle) à Guipry
  • Abbaye Saint-Sauveur (XIe au XVIIe siècle) à Redon
  • Chapelle Sainte-Agathe (IIIe au Ve siècle) à Langon