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Les marais de Gannedel, vaste zone humide d’une richesse exceptionnelle

publié le 03.02.2016
Vue sur le marais depuis la hutte d’observation © Bruno Saussier

Formé par la confluence de la Vilaine et du Canut, le marais de Gannedel est intégré dans les marais de Redon. Véritable réserve ornithologique, c’est l’une des plus grandes étendues humides d’Ille-et-Vilaine.

Il tire son origine de la succession de montées et de régressions du niveau de la mer à compter de – 8 000 ans environ. Le marais de Gannedel, exploité par les hommes jusqu’à la fin du XIXe siècle pour la pêche, la chasse et l’agriculture, est désormais classé en zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF) et fait partie du réseau Natura 2000. Ce site de 500 hectares accueille plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux tout au long de l’année mais c’est au printemps qu’il présente le plus grand intérêt.

80 hectares de roseaux

Deux plans d’eau, des prairies humides, une roselière de 80 hectares, des cours d’eau et des coteauxconstituent le marais. La roselière est dominée par le phragmite commun, les bidents, l’agrostide à stolon, l’osmonde royale ou l’étoile d’eau, une petite plante à fleurs blanches caractérisée par ses fruits en forme d’étoile. Les terrains vaseux accueillent quant à eux l’élatine fausse-alsine, une plante inscrite sur la liste rouge armoricaine. Brochets, anguilles, sandres ou tanches sillonnent les cours d’eau. Ils y côtoient des rainettes vertes et des loutres, espèce nocturne dont la présence ne peut être confirmée que par ses empreintes. Le marais représente également le principal site de reproduction du département pour le busard des roseaux, le phragmite des joncs, la locustelle luscinioïde, le gorgebleue à miroir ou le râle d’eau. C’est aussi ici que l’on trouve la plus ancienne colonie de reproduction de hérons cendrés d’Ille-et-Vilaine.

Sentier découverte

La fauche et le pâturage réalisés par le Département et les agriculteurs préservent les prairies du site. Un troupeau de chevaux mulassiers du Poitou, espèce domestique en voie d’extinction, et des vaches nantaises ont aussi été installées afin d’assurer l’équilibre de ce milieu fragile. Un sentier de découverte a été aménagé.  Dans le village de Gannedel, une équipe départementale dispose d’une ancienne maison, témoin de l’habitat traditionnel des marais. Cette équipe assure l’entretien des sentiers et s’occupe des animaux toute l’année.
 
 

A voir dans les environs

  • L’abbaye Saint-Sauveur à Redon (XIè au XVIIè siècle)
  • La voie verte Messac-Guipry : 25 km pour les piétons et les cyclistes.