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Espace naturel à Saint-Aubin-du-Cormier

Le parc du Château de Saint-Aubin-du-Cormier, vestige d’un haut lieu de l’histoire bretonne

grèbes huppés, parc du Château de Saint-Aubin-du-Cormier
Sur les bords de l'étang, on peut observer des grèbes huppés © Emmanuel Bertier

Situé à 25 km au nord-est de Rennes, le Château de Saint-Aubin-du-Cormier était au Moyen Âge l’un des symboles de la puissance de l’Etat breton. Réduit aujourd’hui à l’état de ruines, les visiteurs peuvent arpenter son parc à la découverte d’une faune et d’une flore généreuse.


Erigé en 1223 par le duc Pierre 1er de Dreux pour protéger la frontière bretonne et éloigner les assaillants, le Château de Saint-Aubin-du-Cormier a été pendant plusieurs siècles l’un des symboles de puissance de l’Etat breton. Autrefois composé de dix tours formant une enceinte de 200 mètres par 150, il incarna l’indépendance bretonne jusqu’en 1489. Suite à la défaite de la Bretagne face à la France, le roi Charles VIII fît détruire l’édifice et couper le donjon en deux. Ne subsiste aujourd’hui que des ruines au sein d’un magnifique parc délimité par un étang au sud et d’un ravin au nord.
 
Sur le domaine, on trouve notamment le cormier, arbre rare en Ille-et-Vilaine qui donna à l’époque son nom à la commune. A proximité des ruines de l’ancienne chapelle, on trouve marronniers d’Inde, chênes pédonculés, érables champêtres, pins ainsi qu’une remarquable tonnelle végétale formée de charmes. Plus loin, le parc est orné d’un tilleul à grandes feuilles, d’un poirier, de lauriers, d’épicéas et d’un houx majestueux. Un magnifique hêtre pourpre centenaire jouxte le donjon alors qu’ifs et thuyas grandissent à l’ombre du lavoir. Dans le parc, on trouve également scolopendres officinales, nombril de Vénus, rosier sauvage, aubépine, lierre, giroflée…Une végétation qui attire une faune riche et variée : rouges-gorges, rossignols, troglodytes mignons. Les mésanges bleues, charbonnières ou à queue longue évoluent dans les arbres aux cotés des pics verts et des sittelles torchepots. Dans les ruines et les souterrains du château ont été recensés près de neuf espèces de chauves-souris qui y hivernent et s’y reproduisent. En se rendant sur les bords de l’étang, le visiteur chanceux croisera un écureuil ou un renard avant d’observer poules d’eau, foulques macroules, grèbes huppés et mouettes rieuses.
 
Propriétaire depuis 1989 de ce site protégé, le Conseil départemental et la commune assurent l’entretien et la préservation du site : débroussaillage, création de chemins et d’une tonnelle végétale. Depuis 1998, le site a fait aussi l’objet d’études et de fouilles.

 

Accès

En voiture : la RN 136 en partant de Rennes

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