L'anorexie touche de plus en plus de jeunes

 

Par Alexia Roulet, élève en 4ème au collège Beaumont à Redon

 
 
De toutes les maladies mentales et physiques, celle qui englobe le plus les deux est l'anorexie. Des témoignages poignants de la descente aux enfers vous en disent plus sur cette maladie à part entière.
 
L'anorexie est une maladie bien connue et fréquente aujourd'hui. Elle touche 2% de la population française,
généralement des jeunes filles de quatorze à vingt-cinq ans.
Elle commence souvent par des problèmes de rejets, de mal-être, de mésentente familiale ou de dépression. Ce sont les principaux cas déclencheurs de la maladie. Souvent, les proches de la personne ne se rendent pas compte de la gravité de la situation ou ne savent pas comment s'y prendre pour empêcher le pire.
Les anorexiques ne visualisent pas leur image corporelle comme elle est en réalité, elles se trouvent toujours trop
grosses et ne se rendent pas compte de la perte importante de leur poids.

Sophie, 17 ans nous explique comment elle a vécu cette période :« Je me suis toujours trouvée « boulotte » mais
jamais je n'avais eu à un souffrir de ça. Mais quand je suis entrée au lycée j'avais du mal à me faire des amis car la
plupart des personnes de ma classe rigolaient ouvertement en me montrant du doigt. Ils m'appelaient « la grosse » à longueur de journée. Personne dans mon entourage n'a su me réconforter et j'ai arrêté de me nourrir. J'avais tout le temps le désir intense de devenir mince pour qu'on me voie enfin comme une personne normale. Pour moi, être mince ça voulait dire être belle.»

« Je pesais 35 kg et mesurais 1m66»

Son histoire est celle, plutôt typique de l'anorexie.

Mais d'autres comme celles d'Hannah sont différentes.
Hannah, 15 ans déclare :« Ma soeur est morte il y a trois mois d'un accident de voiture, J'ai commencé à déprimer puis j'ai refusé de manger. Mon indice de masse corporelle était déjà en dessous de la courbe alors quand j'ai commencé à stopper mon alimentation, c'était l'horreur. Alors un jour en cours, j'ai fait un malaise et je suis restée dans le coma pendant trois jours. Je pesais trente-cinq kilos et mesurais un mètre soixante six. »

« Ma mère ne pensait pas que l'anorexie touche aussi les garçons »

L'anorexie ne touche cependant pas seulement des jeunes filles ; nous avons rencontrés Julien, qui raconte son histoire : « Moi je pense qu'un garçon de nos jours attache autant d'importance à son physique qu'une fille. Je ne sais pas pourquoi il y a tant d'écart. Moi-même j'étais rejeté, par mes amis, par mes soeurs et même par mon père. J'en avais marre d'être en surpoids alors j'ai arrêté de manger. Ma mère ne m'en a pas empêché, elle ne pensait pas que l'anorexie touche aussi les garçons. »

Eh oui, tu as raison Julien, même si neuf anorexiques sur dix sont des filles, nous avons un peu tendance à oublier le dixième masculin restant..
 
Dernière mise à jour mercredi 3 juin 2009.