Par Marjorie Chérel et Floriane Leray, élèves en 4ème au collège de Roquebleue à Saint-Georges de Reintembault
Marie-Thérèse Chérel est née en 1935, elle était agricultrice au Ferré. Pendant la guerre, elle n'a pas connu le manque de nourriture comme certaines personnes car à la ferme, il y avait tout ce qu'il fallait : œufs, animaux fermiers, laitages ...
Que mangiez-vous autrefois ?
Nous mangions de la soupe de légumes, au pot au feu ou à la citrouille. Les galettes étaient faites de blé noir, les crêpes aux œufs et au lait, comme les beignets. La plupart du temps, nous n'achetions rien, ce n'était que des produits de la ferme. J'aimais bien manger du poulet, du lapin, du canard, des petits pois et des haricots du jardin.
Mais comment faisiez-vous pour conserver la viande, puisque les congélateurs n'existaient pas encore ?
Avec le saloir. Un saloir est un pot en terre, on mettait la viande dedans puis on la recouvrait de sel .
Comment était préparé le poulet ?
Le poulet était préparé avec un gros bout de beurre sur le dessus, pour qu'il soit plus doré. Maintenant avec les fours, la cuisson est plus facile.
Quels étaient vos laitages ?
Le lait de vache seulement.
Comment vous procuriez-vous les aliments durant la guerre ?
Pendant la guerre, il y avait les tickets d'alimentation, et on se procurait la nourriture à l'épicerie grâce à ces tickets. Le nombre de tickets était limité et on ne trouvait pas forcément tout.
Quels produits ne mangiez-vous pas enfant ?
Je ne mangeais que très peu de fruits.
Trouvez-vous que nous mangeons mieux maintenant ?
Oui, car il y a plus de variété dans les repas, des sauces différentes... Nous faisons davantage de choses grâce à la modernisation.
Même avec la modernisation des goûts et des produits, il semble bien que les personnes âgées se souviennent avec nostalgie de la nourriture de leur enfance.