Dernière mise en ligne le lundi 24 septembre 2012

Le Département soutient les athlètes d'Ille-et-Vilaine !

 
24 septembre 2012 : le Département remercie les athlètes d’Ille-et-Vilaine qui ont participé aux JO.
Au printemps 2012, le Département d’Ille-et-Vilaine a accompagné financièrement les 8 athlètes sélectionnés pour les Jeux Olympiques de Londres (voir leurs portraits ci-dessous, parus dans le Nous Vous Ille de l'été).

Lors de la commission permanente du 24 septembre, il a été décidé d’attribuer une subvention supplémentaire de 2000 euros pour chacun des 3 athlètes qui ont réellement participé aux JO :
  • Fanny Bouvet du Cercle Paul Bert de Rennes en plongeon
  • Thomas Faucheron et Romain Girouille de la Compagnie des Archers de Rennes, en tir à l’arc individuel et en équipe.
De plus, le Département a octroyé une bourse exceptionnelle de 3000 euros à Amy Sène, licenciée au Stade Rennais d’athlétisme, qui a représenté le Sénégal aux JO.
 

Les représentants de l'Ille-et-Vilaine à Londres 2012

Fanny Bouvet
18 ans, lycéenne.
Son sport: Plongeon, au Cercle Paul-Bert de Rennes.
Son palmarès : Vainqueur de la coupe de France 2012 et championne de France 2011 (tremplin de 3 mètres).

Fanny et les plongeoirs

Lundi, 16 h 30. Piscine olympique de Bréquigny à Rennes. La seconde maison de Fanny Bouvet, 18 ans. Regard clair, queue-de-cheval blonde, ongles vernis, la lycéenne pratique le plongeon à un haut niveau. Chaque soir, elle quitte le lycée Bréquigny, tout proche, pour s’entraîner trois heures durant. « Je suis en terminale S dans une classe de sportifs aux horaires aménagés. Les cours finissent à 16 heures. » Comme pour tout le monde, il y a le bac à la fin de l’année. Fanny, qui veut devenir kiné, a su jusqu’à présent concilier ses études et le sport de haut niveau. Quitte à y laisser ses weekends. Elle commence par des exercices sur le plongeoir à sec ou le trampoline. « Le plongeon est une discipline plus proche de la gymnastique que de la natation. Ma mère était entraîneur de gym acrobatique. J’ai commencé avec elle. Je suivais aussi des cours de natation mais la seule chose qui m’intéressait, c’était de plonger à la fin de la séance. » Frédéric Pierre, professeur de sport à la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, et son entraîneur depuis dix ans, la rejoint. Il confirme ses qualités athlétiques, sa puissance, sa faculté à se repérer dans l’espace.
Une demi-heure plus tard, Fanny est
 


Fanny Bouvet est sélectionnée aux Jeux Olympiques de Londres 2012.
 
en maillot sur le plongeoir de trois mètres. Les plongeons s’enchaînent. Quelques mots de son entraîneur, un geste de la main suffisent pour rectifier le tir ou passer à l’exercice suivant. « Tu es désaxée sur
la droite. C’est bien l’appel. Avec la vrille… »

Le rêve olympique au bout des doigts

Fanny reste concentrée malgré les enfants qui passent avec leurs frites de couleur, les ados qui commencent leur cours de plongeon. De l’autre côté de la piscine, ça crawle à tout va. Le Cercle Paul-Bert compte une cinquantaine de plongeurs, de 8 à… 60 ans. Fanny travaille ses sauts périlleux au bord de la piscine. Puis elle monte sur la plateforme de trois mètres pour une chandelle arrière. L’entraînement est modulé en fonction de la forme de la jeune plongeuse. Mais il y a une chose à laquelle on ne déroge pas : la séance de musculation qui clôt la journée. Championne d’Europe junior en 2008, Fanny passera officiellement senior l’an prochain. Dans les grandes compétitions, il faut présenter cinq plongeons libres. Les plongeons s’effectuent à 1, 3 ou 10 m. « À 10 mètres, on arrive dans l’eau à
60 km/h. On a toujours un peu peur mais le cerveau et l’organisme finissent par s’habituer. Lors des compétitions, on retrouve tout le monde. Il y a une bonne ambiance en équipe de France. On rigole bien. » Fanny a participé en février dernier à la Coupe du monde dans la piscine olympique de Londres. Un avant-goût des JO ? « Comme tous les sportifs, j’en ai toujours rêvé. »
 
 

 
Romain Girouille
24 ans
Son sport : Tir à l'arc,à la Compagnie des Archers de Rennes, pôle élite Insep, à Paris.
Son palamarès : Champion d’Europe en 2010 en extérieur, 2e par équipe au mondial en extérieur. 9e archer mondial.


Romain Girouille est sélectionné aux Jeux Olympiques de Londres 2012.

Thomas Faucheron
22 ans, en master 2 à l’ESC de Nice.
Son sport : Tir à l'arc, à la Compagnie des archers de Rennes et au pôle élite Insep, à Paris.
Son palmarès : Médaillé de bronze aux championnats d’Europe 2012.

Thomas Faucheron est sélectionné aux Jeux Olympiques de Londres 2012.
 

 
Amy Sené
26 ans
Son sport : le lancer de marteau, au Stade Rennais d'athlétisme.
Son palmarès : 3e au concours du marteau des championnats de France en 2012.
Pour les qualifications Amy Sené a lancé à 69,10m, ce qui est un nouveau record personnel et le nouveau record d'Afrique.


Amy Sené est sélectionnée aux Jeux Olympiques de Londres, formée au Stade Rennais d'Athlétisme elle représentera le Sénégal.

Yassine Jebbour
Agé de 21 ans, il évolue au Stade Rennais, son club formateur.
Son sport : Défenseur latéral droit, il fait partie des 18 joueurs sélectionnés pour représenter la sélection marocaine de football aux Jeux Olympiques cet été.
Son palmarès : professionnel à 18 ans, il débute en Ligue 1 en décembre 2010 et devient dans la foulée international espoir marocain.

Yassine Jebbour est sélectionné aux Jeux Olympiques de Londres. Formé au Stade Rennais, il représentera le Maroc.
 

Ils étaient potentiellement sélectionnables

 
Sarah Troël
26 ans, kinésithérapeute au CHU de Pontchaillou.
Son sport : Canoë-kayak au club d'Ille-et-Rance à Saint-Grégoire, et pôle France de Cesson-Sévigné.
Son palmarès : Vice-championne de France en kayak monoplace en 2011.

Sarah Troël est sélectionnée en tant que remplaçante aux Jeux Olympiques de Londres 2012.

Vincent Lecrubier
26 ans, étudiant en aéronautique à Toulouse.
Son sport : Canoë-kayak au club d'Ille-et-Rance à Saint-Grégoire,membre du pôle France de Toulouse.
Son palmarès : 7e en K2 sur 500 m aux JO de Pékin (2008).


Vincent Lecubrier est sélectionné en tant que remplaçant aux Jeux Olympiques de Londres 2012
 

 
Alexandre Cressol
23 ans, en master de droit à Rennes.
Son sport : Canoë-kayak au club d'Ille-et-Rance (Saint-Grégoire), et pôle France de Cesson-Sévigné.
Son palmarès : Champion de France de kayak biplace (K2) et 4 places (K4).

Guillaume Launay
25 ans
Son sport : natation, Handisport Côte d’Emeraude Saint-Malo.
Son palmarès : Champion de France sur 50, 100 et 400 mètres nage libre, et 3e aux championnats d'Europe en 2010 et 5e en 2011.
 

 
Vivien Colober
21 ans, étudiant en IUT techniques de commercialisation.
Son sport : Canoë-kayak, au Club de canoë-kayak du pays de Brocéliande et pôle France de Toulouse.
Son palmarès : Vice-champion d'Europe par équipe en slalom kayak en 2011.
 

Portraits d'autres sportifs d'Ille-et-Vilaine

Yoann Burban
10 ans
Son sport : basket, poussin à l’US Saint-Gilles.
Son palmarès : Pas encore sélectionné pour les JO de 2024.

Mercredi, 16 h 45. Salle omnisports de Saint-Gilles. Un « poussin » s’élance sur le terrain de basket et dribble jusqu’au panneau. À peine arrivé Yoann Burban, 10 ans, est déjà impatient de commencer la séance. « J’ai deux entraînements par semaine, le mardi et le mercredi en fin d’après-midi. » Le samedi, c’est match. « On est deuxièmes, annonce fièrement Yoann. Et l’an prochain, le tournoi sera départemental.» Ses coéquipiers de l’US Saint-Gilles ne seront pas nombreux aujourd’hui, certains matchs ont été décalés. En général trois équipes s’entraînent ensemble le mercredi, soit 17 poussins de 10-11 ans, garçons et filles. « Être mélangés, c’est pas gênant."

"Après l’échauffement les enfants travaillent leur dextérité avec le ballon. Tirs arrêtés et tirs en course (« un à droite, un à gauche ») se succèdent. Ils dribblent d’un bout à l’autre du terrain, enchaînent des passes, s’exercent au « un contre un » (un attaquant contre un défenseur).
 
 
L’entraîneur rappelle que pour marquer, «on pousse avec une main, on accompagne longtemps le ballon. Et on fléchit ses jambes !» Trop de précipitation, et c’est manqué.
«Le panier est plus haut que lors des matchs», justifie Yoann : 3,05 m contre 2,65 m.

« Un bon basketteur doit conjuguer vitesse et adresse. Il doit aussi être capable de coopérer avec les autres, de leur faire confiance », détaille Thierry Foubert. Éducateur sportif à l’agence départementale de Rennes, il assure la formation d’Aurélien, jeune bénévole de 15 ans et demi qui encadre le groupe du mercredi. « Les enfants entre 6 et 12 ans changent souvent de sport. Des écoles multisports commencent à se développer dans les communes.
En proposant un panel d’activités, elles leur permettent de faire leur choix en connaissance de cause. Ça pourrait éviter cette tendance au zapping. » « Avant, je faisais du pingpong et du foot, reprend Yoann. Plusieurs de mes copains pratiquaient le basket. J’ai bien aimé. C’est ma deuxième année et l’an prochain, je continue! » Yoann connaît Tony Parker et Joachim Noah. Mais il regarde peu le sport à la télé, même pendant les JO. « Je préfère être dans l’action ! ».
 

Samuel Hochart
37 ans, éducateur sportif,
Son sport : Badminton au Maure Badminton Club.
Son palmarès : Garde toutes ses chances pour les JO de Londres (catégorie télé).


Un entraîneur et des « badmaniaques »

Mercredi, 19 heures. Face au stade de foot, le complexe sportif de Mernel. Quatre terrains barrés d'un filet occupent la totalité de la salle multisports. Ils sont sept – dont deux filles – à trottiner autour. Certains arborent le maillot estampillé « Maure badminton club ». C’est le cas de Samuel Hochard, 37 ans.
Comme tous les mercredis soir il va s’entraîner jusqu’à 20h30, puis jouer quelques matchs avant de ranger sa raquette vers 22 heures. Et de s’en retourner à Maure-de-Bretagne. En attendant, les exercices s’enchaînent : pas chassés en avant, en arrière, accélérations en levant les genoux…
Vingt minutes plus tard, raquette et volant enfin en main, les joueurs travaillent leurs échanges. « Vous jouez tranquilles sur la moitié du terrain », annonce Julien, le salarié du club. Il parle « service long », « dégagement défensif», « lob». Les joueurs changent de partenaire. « Allez, du punch. On essaie d’augmenter sa vitesse », harangue l’entraîneur.
 
 
Un prof devenu as du volant

Le lundi soir, Samuel participe aussi à l’entraînement libre dans la salle de sports de Maure. Un équipement refait à neuf depuis l’incendie de 2006. Il y a 20 ans, Samuel s’initie au badminton
à la fac. Licencié deux ans plus tard au Maure badminton club, il préside aux destinées du club
depuis 2002. « On est sollicité pour tenir la buvette ou prendre les inscriptions… et on se retrouve un jour président. Mais ce qui m’intéresse le plus, c’est entraîner les jeunes. » Et même les très jeunes. À Maure, le « baby bad », c’est dès 4 ans. Le club qui fête ses 20 ans cette année affiche de bons résultats : 136 licenciés dont 40 adultes, et une équipe en nationale 3. « Avec le hockey sur glace et le squash, le badminton est l’un des sports les plus difficiles physiquement. Pendant les 25 à 40 minutes de match, c’est une succession d’accélérations. La raquette doit tourner très vite dans la main. J’aime beaucoup le côté tactique de ce sport. »

À tel point que le professeur d’histoire-géo s’est mué en éducateur sportif à plein-temps. Option badminton. « J’ai passé mon diplôme en candidat libre. » Samuel avoue lire aujourd’hui plus d’articles
sportifs que de livres d’histoire. Les JO de Londres, il les suivra probablement à la télé. Mais ceux de 2016 pourraient avoir une saveur particulière. « L’un de nos jeunes s’y prépare ! »