Rencontre avec Jean Jacques Aubry producteur de lait depuis 1992. Il nous présente son exploitation.
"Je possède 115 hectares soit 100 terrains de football pour 135 vaches. Mon activité principale est la production laitière. Il faut deux ans et demi pour qu'une génisse devienne une vache laitière. Je revends les veaux mâles huit jours après leur naissance."
"115 hectares est une surface importante. comment les exploitez-vous ?"
"Mes terres sont éparpillées entre Bonnemain et Plerguer. J'utilise 40 hectares uniquement pour la culture de maïs, 40 hectares pour le blé et la paille, 30 hectares sont consacrés au pâturage foin et ensillage et 5 hectares en jachère."
"Combien de tonnes de lait produisez-vous chaque année ?"
"J'en produis 400 tonnes par an"
"A qui vendez-vous votre lait ?"
"A la société Malo"
"Produisez-vous autant de lait que vous voulez ?"
"Non, ma limite est de 400 tonnes par an, la production de lait varie selon le nombre d'hectares que l'on possède."
"Comment nourrissez-vous vos vaches et qui fournit la nourriture pour un troupeau de cette taille ?""Nous produisons le fourrage nous-même. Je me fournis auprès de la coopérative de Broons pour les granulés de soja que je donne aux vaches en hiver. J'en achète 60 tonnes par an. L'été les vaches se nourissent dans les pâturages."
"Votre exploitation répond-t-elle aux normes européennes pour le developpement durable ?""Auparavant nous utilisions beaucoup de fongicides, de pesticides et d'engrais chimiques que nous achetions à la coopérative. Aujourd'hui pour le respect de l'environnement nos utilisons, sur les conseils d'un cabinet indépendant, plus de produits naturels comme le fumier".
Voilà une production intensive qui ne s'oppose pas au bon traitement de l'animal et au respect de l'environnement.