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Une aide exceptionnelle de 300 000 euros votée en soutien au peuple ukrainien

assemblée départementale 11 mars

Réunie en session extraordinaire ce vendredi 11 mars, l'assemblée départementale a voté, à l'unanimité, la mobilisation d’une enveloppe financière de 300 000 euros, en soutien au peuple ukrainien et aux réfugiés.ées.


"Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il s'agit de la situation la plus grave que nous ayons connue en Europe", a déclaré le président du conseil départemental dans son discours introductif. "Il y a déjà plus de 2,2 millions de personnes réfugiées, dont plus d'1 million d'enfants", a rappelé Jean-Luc Chenut. Les élus.es ont ensuite observé une minute de silence en solidarité avec les victimes du conflit.

La guerre qui sévit en Ukraine constitue un évènement historique d’une gravité majeure dont on ne peut pas encore mesurer toutes les conséquences. Les combats ont déjà fait des milliers de victimes, civiles et militaires, et a déjà conduit à l’exode de plus de 2 millions de personnes, générant déjà une crise humanitaire d’une ampleur dramatique.

Ainsi, face à l’étendue et à l’urgence des besoins que rencontrent la population ukrainienne et les réfugié.es contraints de fuir leur pays, le Conseil départemental, fidèle à ses valeurs d’humanité, de solidarité et de fraternité a voté à l'unanimité la mobilisation d’une enveloppe financière de 300 000 euros.

Cette aide financière se répartit comme suit :

  • 150.000 euros pour soutenir les opérateurs internationaux habilités par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et déjà opérationnels afin d’intervenir rapidement en Ukraine et dans les pays limitrophes ainsi que le Judet de Sibiu, partenaire historique du Département ;
  • 150.000 € pour abonder un fonds de solidarité départemental au peuple ukrainien et aux réfugié.es afin de soutenir les initiatives locales menées par des acteurs bretilliens mobilisés en leur faveur.

 

Intervention de l'association "All behind Ukraine"


Les représentants de l’association « All Behind Ukraine» se sont exprimés devant l’assemblée départementale. «Je suis un enfant de la guerre, un enfant de l’ex-Yougaslavie», a déclaré Admir Fidalgo-Amorim, président et co-fondateur de l’association. Devant les élus.ues, il a expliqué que les premières actions engagées par l'association avaient été des collectes : « 13 convois sont déjà partis d’Ille-et-Vilaine vers l’Ukraine en seulement 10 jours».
 
« Nous sommes tous concernés par cette situation, mon papa était encore à Kiev il y a peu de temps », a déclaré Mélanie Saïm, co-fondatrice de l’association et chargée de communication. Les dons continuent d’affluer, mais « nous restons avec des besoins importants en termes de logistique et de transport », a souligné la jeune femme. « Des familles commencent à arriver, avec seulement un sac ou une valise et ont besoin de produits de première nécessité ».
 

Un soutien de 150 000 euros aux opérateurs internationaux habilités par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (MEAE)

Afin d’agir rapidement et de manière sécurisée et immédiate, une subvention de 50 000 euros sera versée immédiatement, au Fonds d’action extérieure des collectivités territoriales (FACECO) géré par le Centre de crise et de soutien (CDCS) du MEAE. Le FACECO permet aux collectivités territoriales d’apporter une aide d’urgence aux victimes de crises humanitaires à travers le monde, qu'il s’agisse de crises soudaines (comme les catastrophes) ou durables (comme en cas de conflit).

Dans le cadre de la mobilisation pour les populations d’Ukraine victimes du conflit, le MEAE propose aux collectivités de contribuer financièrement à ce fonds pour exprimer concrètement leur solidarité. Ce fonds, géré par le Centre de crise et de soutien du ministère, détient une expertise permettant de répondre au plus vite et de manière coordonnée aux besoins des populations. Pour ce faire, il travaille en lien avec les équipes de terrain des différentes Organisations Non Gouvernementales (ONG) telles que Première Urgence International, Humanité & Inclusion, ACTED, Médecins du Monde, etc. Le centre de crise assure également une traçabilité des opérations déployées, et en tient informées les collectivités ayant contribué à leur financement.

De même, 100.000 euros seront répartis au plus près des besoins entre des opérateurs internationaux susceptibles d'être soutenus, comme la Croix Rouge française. Les autres bénéficiaires du soutien départemental ainsi que les montants alloués seront précisés ultérieurement par la Commission permanente départementale. Dans la mesure où le Judet de Sibiu en Roumanie, partenaire historique de coopération du Département, se mobilisera pour accueillir des réfugiés, son soutien pourra également être envisagé selon des modalités qui seront précisées ultérieurement.

Mise en œuvre d’un fonds de solidarité départemental

Le Département a validé la mise en oeuvre d'un fonds de solidarité départemental, afin de soutenir les initiatives locales menées par des acteurs bretilliens mobilisés en faveur du peuple ukrainien et des réfugié.es.

Dans ce contexte exceptionnel, le Département a décidé de mettre en œuvre un dispositif de soutien des acteurs bretilliens mobilisés pour venir en aide au peuple ukrainien et aux réfugiés au sens des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Les modalités d’éligibilité, de mise en œuvre et d’instruction des demandes d’aide seront précisées et arrêtées lors d’une prochaine Commission permanente du Département.

Elles seront définies par une commission ad hoc, réunissant, sous la présidence du Président ou de son.sa représentant.e, 6 élu.es de la majorité et 4 de la minorité, et qui sera en outre chargée de suivre la mise en œuvre des actions financées.

D’ores et déjà, le Conseil départemental a approuvé le principe de doter ce fonds exceptionnel d’une enveloppe initiale de 150.000 euros. Cette instance se réunira tous les mois, ses propositions seront ensuite soumises à l’approbation de de Commission permanente.