Haut de page

Le Département à l’initiative d’une charte de coopération entre les associations de solidarité d’Ille-et-Vilaine

signature charte solidarités
Signature le 29 avril 2021 de la charte des associations de solidarité

Le Département, chef de file des solidarités, a proposé aux associations de solidarité et à l’Union Départementale des Centres Communaux d’Action Sociale d’Ille-et-Vilaine de signer une charte de coopération.

Depuis 2013, le Département d’Ille-et-Vilaine a pris l’initiative d’organiser des rencontres entre les institutions et les associations de lutte contre les exclusions afin d’unir leurs forces dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Fort de ses relations anciennes avec ces partenaires, le Département leur propose de franchir un pas supplémentaire dans la construction d’une collaboration plus poussée. La charte signée le 29 avril consacre cette volonté : les signataires s’accordent sur un socle de valeurs et des principes d’action conjoints pour soutenir les personnes fragilisées par l’exclusion et la pauvreté.

L’accueil social inconditionnel de proximité

La charte consacre le principe de premier accueil social inconditionnel de proximité, au plus près des habitants, dans tous les territoires du département. Inscrit dans le schéma départemental d’amélioration de l’accessibilité des services au public d’Ille-et-Vilaine (SDAASP 35), adopté en décembre 2017, le premier accueil inconditionnel garantit que toute personne rencontrant des difficultés, bénéficie d’une écoute de la globalité de ses besoins et préoccupations afin de lui proposer le plus tôt possible des conseils et une orientation adaptée, dans le respect de la participation des personnes aux décisions qui les concernent.

Des valeurs partagées

La charte affirme les objectifs communs :

  • Développer le pouvoir d’agir des personnes et dépasser le simple rôle de distribution de prestations ;
  • Réaffirmer l’importance du développement d’un travail partenarial pour être plus efficace dans la recherche de solutions complémentaires ;
  • Privilégier la relation humaine dans un contexte de forte dématérialisation des services ;
  • Contribuer au 1er accueil inconditionnel : écoute, conseil, orientation ;
  • Prendre le temps d’écouter et d’analyser la demande de la personne, et, en cas d’urgence, donner un 1er niveau de réponse : aides directes, orientation vers un interlocuteur compétent… ;
  • Orienter et/ou accompagner les personnes vers l’accès aux droits et lutter contre la fracture numérique ;
  • Favoriser le lien social en développant la participation des personnes et en offrant des opportunités de rencontres : jardins partagés, atelier parentalité, groupe convivial, accueil café…

Une action au plus près des territoires

La charte et ses engagements seront déclinés en tous points du territoire via les 6 agences départementales et leurs 22 Centres départementaux d’action sociale. Au niveau local, il s’agira, au plus près des réalités et spécificités des territoires, de fédérer les initiatives, de renforcer les synergies entre les partenaires et de développer des actions communes.

Un soutien pérenne envers les associations caritatives

Lors de la session de l’assemblée départementale d’avril 2021, le Département a réaffirmé son soutien aux associations qui favorisent l’autonomie, l’insertion sociale et professionnelle des personnes fragilisées : Secours populaire, Secours catholique, ATD Quart Monde, Restaurants du Cœur et Banque alimentaire, Cœurs Résistants.

Le nombre de personnes qu’elles accueillent est en constante augmentation. Il s’agit de jeunes en situation de rupture familiale, de travailleurs pauvres, de béné­ficiaires de minimas sociaux, de personnes en errance, de migrants et d’étudiants…

Le montant des participations du Département au ­financement de ces associations s’élève depuis 2013 à près de 138 000 euros par an. Il avait porté ce montant, du fait de la crise, à 202 000 euros en 2020. Pour 2021, le Département réaffirme son souhait de renforcer son soutien ­financier en attribuant un montant global de 200 000 €, en augmentation de 45%.