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Les zones humides : des milieux naturels remarquables à préserver

crapaud calamite
Crapaud Calamite © Emmanuel Berthier

A l’occasion de la journée mondiale des zones humides (date anniversaire de la signature de la Convention du même nom), focus sur ces réservoirs de biodiversité essentiels à sauvegarder.

Qu’est-ce qu’une zone humide ?

Dans les zones humides, l’élément clef est l’eau. Le niveau et la qualité de l’eau impacte à la fois le fonctionnement de la zone, la faune et la flore locale. Une zone humide peut connaître de nombreux changements en fonction : des conditions climatiques, du réseau de cours d’eau ou de la nappe phréatique auxquels elle est reliée et de son environnement géographique.

223 sites humides emblématiques ont été identifiés en France pour leur richesse faunistique, floristique, culturelle et patrimoniale. Ils sont répartis entre les littoraux méditerranéen, Atlantique, Manche et mer du Nord, les massifs à tourbières, les vallées alluviales, les plaines intérieures et l’Outre-Mer.

Les milieux humides fournissent de multiples services : rétention des crues, épuration de l’eau, réservoir de biodiversité etc. Leur sauvegarde est donc essentielle pour pouvoir les maintenir, elle passe notamment par la mise en œuvre de mesures de préservation et de restauration mais aussi par une prise de conscience collective.

Des trésors de biodiversité à préserver

Les zones humides sont des milieux de plus en plus rares et menacés. A l’échelle mondiale les milieux humides ont perdu 64% de leur surface depuis 1900. Une évaluation nationale a été menée entre 2010-2020 et porte sur 189 sites appartenant à 6 grands types représentatifs de la diversité des écosystèmes humides français.
Voici son résumé en quelques chiffres clefs :

  • 41% des sites présentent des milieux qui se sont dégradés.
  • 88% des sites de métropole ont été concernés par la problématique des espèces exotiques envahissantes ou indigènes à fort développement.
  • 69% des sites sont concernés par des perturbations du milieu physique (modification de la gestion en eau, altération de la qualité de l’eau, pollutions).
  • Selon les référents, les évolutions observables sont liées au changement climatique dans 64% des cas.

Pourquoi ces dégradations ? Les milieux subissent de multiples pressions dont les origines sont variées. Les activités humaines (cultures, tourisme, élevage, prélèvement en eau, urbanisation…) jouent néanmoins un rôle déterminant dans leur altération. Plus les zones humides sont exploitées au service d’activités humaines, plus leur état fonctionnel et écologique se dégrade. D’autres facteurs peuvent également influer sur l’état d’un site : la présence d’espèces exotiques envahissantes ou les effets du réchauffement climatique.

Les menaces qui pèsent sur les milieux humides peuvent être diminuées dès lors qu’elles sont bien identifiées afin de mieux les gérer. L’exploitation d’un site peut par exemple être réduite et des opérations de restauration ou des mesures de préservation peuvent être mises en place afin de favoriser sa sauvegarde.

Chacun, à son niveau, peut également veiller à la préservation de ces milieux en étant attentif et respectueux de la faune et la flore notamment lors de balades sur les sites.

A découvrir : Les espaces naturels départementaux en zones humides

Il existe en Ille-et-Vilaine de nombreuses zones humides dont certaines sont des espaces naturels départementaux, à visiter toute l’année.

Les étangs :

Prochaines animations nature au marais de Gannedel, espace naturel départemental en zone humide

  • Samedi 20 février à 10h : Découverte des oiseaux d’eau du marais de Gannedel.
    Inscriptions auprès du CPIE Val de Vilaine : 02 99 72 69 25.
  • Samedi 27 février à 10h : Le marais de Gannedel vu d’en haut et d’en bas.
    Inscriptions auprès de l’association Les rives de Gannedel : lesrives.35660@gmail.com