Haut de page

Nos amies les chauves-souris

chauve sourir
© Yann Février

A ce jour, il semblerait que le virus SARS-CoV-2 responsable du COVID-19 soit issu de la combinaison d’un coronavirus classique de chauve-souris asiatique qui s'est modifié en passant par un hôte intermédiaire. Chez cet hôte, une recombinaison du virus s'est opérée, ce qui lui a permis de passer chez l'humain. Le pangolin pourrait avoir joué ce rôle d’hôte intermédiaire pour le développement du virus.

La manière dont le virus a été transmis à l’homme n’est pas encore déterminée (d’autres espèces ont pu intervenir dans le transfert…). Il est cependant avéré que les chinois consomment la chair et les écailles de pangolins. Ce petit mammifère sauvage est braconné en Afrique et en Asie.

Les chauves-souris sont reconnues pour héberger un certain nombre de virus. Mais loin de vous inquiéter, cela est une opportunité pour nous les humains. En effet, ces dernières ont développé un système immunitaire hyper efficace qui par son étude peut nous permettre de faire des avancées dans la recherche médicale humaine.

Nos chauves-souris européennes ne peuvent pas transmettre le virus SARS-CoV-2

Elles nous sont très utiles car elles jouent un rôle écologique important. En une nuit, une chauve-souris peut consommer près de la moitié de son poids en insectes variés tels que les moustiques et autres parasites de l'Homme, mais aussi des papillons de nuit dont beaucoup d'espèces se développent aux dépens des cultures, des arbres fruitiers… cela peut représenter entre 600 à 1000 moustiques par nuit !

Le Département œuvre pour la préservation des chauves-souris par des inventaires réguliers et par la protection des lieux servant de gites de reproduction dans les espaces naturels départementaux du parc de La Higourdais (Epiniac), de la pointe de la Garde Guérin (St-Briac-sur-Mer), de la vallée boisée des Corbinières (Guipry-Messac), des mines de Brais (Vieux-Vy-sur-Couesnon), de la forêt  de Corbière (Chateaubourg)… Les actions d’éducation à la nature sur ces sites, le financement d’associations naturalistes comme le Groupe mammologique Breton ou Bretagne Vivante participent aussi à préserver des espèces fragiles de chauves-souris.

La politique agricole du Département (soutien à l’agriculture biologique, plantation de haies,…) ainsi que l’intégration de gîtes dans certains projets de construction de bâtiments jouent un rôle en faveur de ces espèces.

N’hésitez pas à œuvrer chez vous pour les accueillir :


En savoir plus sur les chauves-souris

 

Des questions ?

Pour en savoir plus, Guillaume DUTHION, chargé d'études au Service Patrimoine Naturel peut répondre à vos questions guillaume.duthion@ille-et-vilaine.fr

Le document ci-dessous fait également valeur de référence sur l’actualité et le lien entre les chauves-souris et le Covid 19 :