À l’aune de la fin de l’année scolaire, j’ai écrit à Hélène Insel, Rectrice de l’Académie de Rennes, et Marc Teulier, Directeur académique des services de l’Éducation nationale, pour leur faire part de ma demande de réexamen des mesures de fermeture de classes dans les collèges publics d’Ille-et-Vilaine.
En effet, les prévisions d’effectifs scolaires du second degré pour la rentrée prochaine font apparaître une forte baisse dans les collèges. Si cette évolution démographique, liée notamment à la chute de la natalité, appelle des mesures d’ajustement, elle ne peut se traduire par une dégradation des conditions d’enseignement.
Au contraire, cette situation doit constituer une opportunité pour améliorer le bien-être des collégien.nes et de leurs enseignants, en permettant notamment de réduire le nombre d’élèves par classe lorsque celui-ci reste élevé. Or, les arbitrages actuels conduisent, dans de nombreux établissements, à des suppressions de classes qui auraient pour conséquence une hausse parfois conséquente des effectifs.
Profondément attachée à l’égalité des chances sur l’ensemble du territoire et attentive aux disparités entre les secteurs, la majorité départementale ne peut se satisfaire d’une telle évolution, susceptible de dégrader les conditions d’apprentissage et le bien-être des élèves comme des équipes éducatives. La baisse réelle des effectifs ne doit pas conduire, pour des mesures d’économies, à une dégradation des conditions d’enseignement.
Le Département étant compétent en matière de bâtiments scolaires et de sectorisation des collèges publics, ces décisions prises unilatéralement auront tout de même des conséquences directes sur les attentes et les demandes des élèves, de leurs familles, des équipes éducatives et des agents départementaux.
Dans ce contexte, j’ai demandé une révision des propositions actuelles de fermeture de classes afin de garantir à chaque collégienne et collégien les meilleures conditions de réussite. Pour ce faire, il est nécessaire de ne pas dépasser des seuils raisonnables d’effectifs par classe. Certaines projections font déjà état de classes à plus de 25 élèves, y compris dans des établissements présentant des besoins pédagogiques spécifiques. Enfin, j’ai rappelé que cette situation renforce la nécessité d’une refonte attendue de longue date de la carte de l’éducation prioritaire à l’échelle nationale.
Garantir un service public de l’éducation de qualité, en proximité et à la hauteur des enjeux pour notre jeunesse est une priorité intangible pour notre action départementale aux services des Bretiliens et des Bretiliennes.
Jean-Luc CHENUT
Président du Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine