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Report des élections régionales et départementales fin 2022 : les priorités sont ailleurs

Communiqué de Jean-Luc Chenut Président du Conseil Départemental d'Ille-et-Vilaine

publié le
19/06/2020

Report des élections régionales et départementales fin 2022 : les priorités sont ailleurs

Le Président de la République vient successivement de recevoir les représentants des Régions et des Départements de France.
 
De ces échanges ressort notamment l’hypothèse d’un report fin 2022 des élections régionales et sans doute départementales, qui doivent se tenir en mars 2021.
 
La modification du calendrier électoral est un acte politique majeur, qui ne saurait être guidé par des considérations partisanes et conjoncturelles.
 
Officiellement, ce report serait motivé par la volonté d’organiser d’ici là une nouvelle grande réforme de l’organisation territoriale de notre pays, alors même que la dernière, la loi NOTRe, n’a pris tous ses effets qu’en janvier 2017, il y a donc tout juste un peu plus de 3 ans.
 
Les collectivités locales sont aujourd’hui en ordre de marche et elles ont démontré leur efficacité et leur capacité à agir collectivement,  au cours d’une crise sanitaire d’une ampleur inconnue à ce jour.
 
Elles sont d’ores et déjà mobilisées pour affronter, avec l’État, les conséquences lourdes de la crise sur le plan économique et social, dans un contexte budgétaire marqué par l’effondrement de différentes ressources, notamment les droits de mutation prévus pour les Départements.
 
En parallèle, et alors même que l’indemnisation du chômage partiel était encore totale fin mai, les Départements enregistrent d’ores et déjà, sur les 5 premiers mois de l’année, une progression considérable, de 8 à 10 %, en moyenne, de leurs versements au titre du Revenu de Solidarité Active.
 
Pour jouer pleinement  leur rôle, et participer efficacement  au rétablissement de notre pays, les élus locaux ont besoin de lisibilité et de stabilité pour ce qui concerne les missions de leurs collectivités, ce qui n’empêche pas les ajustements ponctuels nécessaires ici ou là.
 
Considérer que la priorité serait aujourd’hui d’engager un grand débat institutionnel ne peut que susciter la division et la démobilisation, là où prévalent les coopérations et l’engagement, à tous les niveaux.
Si grande réforme il doit y avoir, c’est un sujet de campagne présidentielle, fin 2021 / printemps 2022.

Aujourd’hui, la priorité n’est pas là : les problèmes à traiter à tous les niveaux sont immenses. Aucun des maux que nous vivons aujourd’hui n’ont pour origine notre organisation territoriale, qui a su au contraire démontré son efficacité, sa réactivité et sa résilience.
 
Les Conseils municipaux et communautaires (en cours d’installation), les conseils départementaux et régionaux sont en ordre de marche et déterminés à prendre toutes leurs responsabilités, au côté de l’État, pour contribuer à la résolution des problèmes majeurs qui préoccupent  légitimement nos concitoyens : emploi, précarité, insertion, transition écologique….
 
C’est à cela que nous devons pouvoir consacrer toutes nos énergies, individuelles et collectives.