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Le Département veut soutenir les personnels des services d’aide à domicile, et des structures sociales et médico-sociales.

publié le
23/06/2020

La crise sanitaire que nous connaissons a mis en évidence, pendant le pic de la pandémie, le rôle essentiel des personnels de santé, des établissements et services sociaux et médico-sociaux.

L’État a décidé d’accorder, dans notre région, une prime de 1000 € net intégrant les personnels des structures médicalisées, comme les EHPAD pour les personnes âgées, et les FAM pour les personnes en situation de handicap.
 
Les personnels des services d’aide à domicile, des établissements d’accueil pour personnes âgées et handicapées non médicalisés, des structures dédiées à la protection de l’enfance ainsi que les accueillants familiaux n’ont pas été intégrés dans ce dispositif, dont l’État a confié le financement à l’Assurance Maladie, hors de son budget donc.
 
Ces personnels ont pourtant été en première ligne pendant toute la période de confinement et ont rendu des services considérables, tant sur le plan social qu’humain, en assurant la continuité de leurs missions envers les plus fragiles.
L’État refusant à ce jour de s’engager en leur faveur, je vais proposer à l’Assemblée départementale qui se réunira en session les 7 et 8 juillet, l’octroi, en 2 fractions, été et décembre, de la prime de 1000 €, selon les mêmes modalités que pour les personnels des EHPAD
 
Il s’agit d’une mesure très significative sur le plan financier, d’un montant de plus de 5 millions d’euros et qui devrait, au moins en partie, relever de la Solidarité nationale, et non de la seule solidarité locale.
 
Mais c’est une mesure de justice et de reconnaissance envers ces plus de 5000 personnes, aux salaires modestes, qui nous ont permis de surmonter une crise d’une exceptionnelle gravité.
 
Le Département va assurer cette responsabilité en attendant à minima, comme tous les Départements, 2 mesures de l’État :

  • Une compensation partielle, comme l’ont obtenue les communes et les intercommunalités, de nos pertes de recettes, considérables, et pas seulement, comme l’a acté la récente loi de finances modificative, des avances à rembourser.
  • La possibilité d’affecter cette prime sur les « comptes spéciaux Covid 19 » permettant de lisser sur quelques années le financement des dépenses exceptionnelles liées à la crise sanitaire, disposition technique qui ne coûterait rien au budget de l’État.

Il me semble que ces demandes devraient être relayées avec conviction par l’ensemble des Parlementaires du Département, que j’interpelle ce jour en ce sens.
 
 
Jean-Luc Chenut
Président du Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine