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Santé mentale : une politique départementale volontariste

publié le
21/03/2018
Semaines d’information sur la santé mentale 
Le handicap psychique : peu connu mais très répandu
 

En Ille-et-Vilaine, de nombreuses manifestations sur le thème « parentalité et enfance » se déroulent sur les territoires dans le cadre des Semaines d’information sur la santé mentale (SISM). Ces actions sont menées conjointement par les services du Département et la MDPH. Elles font également intervenir de nombreux acteurs de la sphère sociale et médico-sociale. Chef de file de la politique d’accompagnement des personnes en situation de handicap le Département est partenaire des SISM depuis l’origine.
 
La MDPH 35 verse la prestation de compensation du handicap (PCH) à 3200 personnes. Cette prestation permet de financer des aides humaines, techniques, animalières mais également d’aménager des logements ou des véhicules… Sur 100 dossiers de demande d’ouverture de droits aux aides financières traités, plus d’un tiers sont liés au handicap psychique. Le Département devrait allouer plus de 27 millions d’euros au versement de la PCH en 2018, soit une hausse de 5 % par rapport à l’an dernier.
 
Face à ce constat, un volet spécifiquement dédié au handicap psychique sera désormais inséré dans le certificat médical du dossier de demande d’aides adressé à la MDPH.
 
Communément, il est admis qu’entre 2 % et 3 % de la population générale française présentent un handicap psychique (18 % ont des troubles psychiques). Si on applique ces chiffres au département, il y aurait en Ille-et-Vilaine,
 
180 000 personnes atteintes de troubles psychiatriques et entre 20 000 et 30 000 atteintes de handicap psychique. Le Département devrait consacrer cette année une enveloppe de plus de 40 millions d’euros aux prestations, services et dispositifs particuliers sur la totalité des 145 millions de crédits de fonctionnement dédiés à la politique en faveur des personnes en situation de handicap, soit une augmentation de 3 % par rapport à l’an dernier.
 
Exemple d’actions pour informer et conseiller
Guichet unique des personnes en situation de handicap et de leurs familles, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) participera à une table ronde organisée sur les troubles du comportement de l’enfant, mardi 20 mars, de 18h à 20h, à l’ESC Gros Chêne de Rennes. Aux côtés de la MDPH, les professionnels de la protection maternelle infantile du centre départemental d’action sociale (Cdas), du centre médico-psychologique de l’enfance Capucine et de l’association Merlinpinpin répondront aux questions des parents.
 
L’objectif est de les aider à repérer les difficultés de leurs enfants, puis à faire diagnostiquer les handicaps et à les comprendre. Ils apporteront également leurs conseils sur les démarches à effectuer pour bénéficier d’un accompagnement adapté aux besoins spécifiques des enfants et des parents. Outil de prévention et de promotion de la santé mentale, cette table-ronde est ouverte à tous. Une aide précieuse pour les familles mais également pour les professionnels du secteur et les étudiants. Pour en savoir plus sur la table ronde : 02 99 27 48 00.
  

Santé mentale : une politique départementale volontariste
 

Chef de file de la politique en faveur des personnes en situation de handicap, le Département devrait consacrer en 2018, un budget de plus 147 millions d’euros à la politique de solidarité en faveur des personnes handicapées. L’ensemble des moyens alloués par le Département se répartissent autour de trois grands objectifs : favoriser l’autonomie des personnes handicapées, développer une offre d’accueil adaptée et diversifiée, faciliter l’accès aux droits.
 
Le Département assure des missions d’information et de conseil via les 22 centres départementaux d’action sociale et la Maison départementale des personnes handicapées. (MDPH). Il finance également la création de places d’hébergement et de services d’accompagnement, et verse des prestations pour permettre à ces personnes de conserver ou d’accroître leur autonomie.
 
Favoriser l’autonomie des personnes
Le Département devrait allouer plus de 27 millions d’euros au versement de la PCH en 2018, soit une hausse de 5 % par rapport à l’an dernier.
 
Développer une offre d’accueil adaptée et diversifiée
Plus de 100 millions d’euros seront consacrés cette année, en développement d’une offre d’accueil et de prise en charge adaptée et diversifiée. Fin 2017, la capacité d’accueil et d’accompagnement des personnes en situation de handicap dans les structures relevant de la compétence du Département était de 4 358 places. Le Département assume la majeure partie des frais d’accueil et de prise en charge au sein de ces différents établissements et services.
 
Faciliter l’accès aux droits
Guichet unique pour toute démarche relative à un handicap, la MDPH a pour missions :
 

  • d’écouter, informer et aider une personne handicapée (ou son aidant), à bâtir son projet de vie ;
  • d’évaluer les conséquences du handicap et élaborer un plan de compensation. Spécificité de l’Ille-et-Vilaine un médecin psychiatre peut recevoir les personnes ;
  • d’orienter une personne en situation de handicap vers une structure (établissement médico-social ou service d’accompagnement) ;
  • d’ouvrir les droits aux prestations telles que la PCH.
  • de délivrer la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

 
En France
Selon l’INSEE, 12 millions de français sur 65 sont touchés par un handicap ou une maladie chronique invalidante. Parmi eux, 80 % ont un handicap invisible.
 
Environ 100 000 jeunes de moins de 20 ans sont atteints d’un TED (troubles envahissants du développement)
 
11 % sont atteints d’une déficience sensorielle. 7 % sont atteints d’une déficience intellectuelle ou mentale. 2 à 3 % de la population, soit 390 000 personnes, utilisent un fauteuil roulant.
 
Un handicap invisible comme 80 % des handicaps
La notion de handicap psychique est récente et reprise par la loi 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Ce type de handicap ne doit pas être confondu avec la déficience intellectuelle, souvent appelée handicap mental. Un trouble psychique devient un handicap psychique dès lors que les conséquences ont des retentissements sur la vie personnelle et sociale depuis plus d’un an. La personne a des facultés intellectuelles normales mais peut souffrir par exemple d’un déficit relationnel, de difficultés d’attention ou de concentration, de troubles du comportement...