Mobilités :une vision d’avenir et pragmatique

Aller travailler, accéder aux services, se déplacer pour les loisirs : nous bougeons selon nos besoins, contraintes et habitudes.

Ainsi, penser la mobilité aujourd’hui c’est accepter qu’elle soit plurielle et qu’elle s’adapte à la diversité de nos territoires. Face aux enjeux climatiques, à la préservation de la biodiversité et à une nécessaire maîtrise des dépenses publiques, certains modèles d’hier ne répondent plus aux réalités d’aujourd’hui. ,Cela nous invite à revoir nos priorités, à analyser autrement nos investissements publics et parfois à renoncer à des projets devenus inadaptés comme certains contournements routiers qui ne constituent pas toujours la solution la plus efficace. Ils peuvent même augmenter le trafic. Renoncer à certains d’entre eux permet également d’éviter des émissions supplémentaires de gaz à effet de serre, de protéger les terres agricoles, les zones humides et de mieux orienter les financements publics.

La signature des pactes de mobilité entre le Département et les intercommunalités illustre cette nouvelle manière de faire : un diagnostic partagé, une écoute renforcée des usages et des besoins, une vision commune des solutions à déployer. Notre département soutient ainsi des solutions alternatives comme le covoiturage, le transport à la demande et la sécurisation des déplacements doux dans les bourgs et villages. L’objectif est de développer des mobilités plus durables tout en améliorant la sécurité et le confort des déplacements. Sans oublier la santé, enjeu majeur, qui s’améliore lorsqu’on privilégie les transports collectifs, les déplacements à pied ou à vélo pour les courtes distances. Et pourquoi ne pas expérimenter la réaffectation de petites routes à faible circulation au vélo, comme cela s’est fait de manière concluante dans la Manche ou en Corrèze ?

 

Cette tribune est publiée dans le magazine Nous Vous Ille n°149 (mars-avril-mai 2026).

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