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L'anse du Verger à Cancale, entre dunes et marais

chapelle à l'anse du verger
© Emmanuel Berthier

Ici, dunes et marais offrent une flore particulièrement riche et diversifiée.Sur la dune sont présents de nombreux oyats mais aussi le liseron des dunes, le bugrane rampant, l’orchis pyramidal … Dans le marais, les roseaux à balai sont les plus nombreux. Des saules se développent çà et là, ainsi que le gaillet des marais, l'épilobe hirsute ou la renoncule à feuilles capillaires. Sur la falaise poussent l'arménie maritime, la silène maritime et la criste marine.

Liseron des dunes © Emmanuel Berthier

Une faune nombreuse et diversifiée colonise les différents milieux du site. La zone humide attire les passereaux : bouscarle de cetti, rousserole effarvate, bruant des roseaux, phragmite des joncs… même la mésange à moustache, espèce très rare en Bretagne, y a été observée. Dans la roselière nichent foulques, poules d'eau et fuligule morillon.

Une dune à préserver

Jusqu'en 1920, la dune d'une hauteur de 6 à 8 mètres, couvrait la totalité de la plage. Par la suite, les extractions de sable se sont amplifiées jusqu’à la construction du barrage de la Rance en 1960. Les activités touristiques (camping, véhicules) ont contribué à déstabiliser la dune : végétation dégradée, érosion naturelle précipitée. Depuis 1983, le Département d’Ille-et-Vilaine s'attache à préserver ce site, propriété du Conservatoire du Littoral. Des oyats ont été plantés pour restaurer le cordon dunaire et des aménagements (aire naturelle de stationnement...) réalisés pour limiter l'impact touristique.

Un lieu de recueillement

L'anse du Verger est depuis longtemps un lieu propice au recueillement autour de la chapelle dédiée à la mer. Notre Dame du Verger représentait le dernier lien -visuel mais aussi spirituel- avec la terre ferme lorsque les terre-neuvas, pêcheurs en partance pour les mers glacées du Grand Nord, dépassaient la pointe du Grouin. Au matin du 15 Août, les familles de pêcheurs y priaient la Vierge Marie pour le retour des hommes. Au même moment, sur leur bateau, les marins cessaient leurs activités pour planter un cierge et entonner des cantiques.

Le corps de garde, sur la pointe des Daules, abritait les douaniers qui arpentaient le sentier en guettant les éventuels débarquements de contrebande. Ce bâtiment original est classé monument historique.