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L'étang de Marcillé-Robert : un nid d'oiseaux

pont marcillé robert
© Emmanuel Berthier

A 35 km au sud-est de Rennes, ce vaste plan d’eau de 105 ha est situé sur un important couloir de migration. Zone de pêche attractive, il accueille une population d’oiseaux abondante et variée.

Alimenté par deux rivières, l’Ardenne et la Seiche, l’étang n’était à l’origine qu’une petite retenue d’eau, butant sur une barrière naturelle de schistes. A l’ouest, un éperon rocheux issu du soulèvement hercynien (– 300 millions d’années) domine toute la vallée.

Une histoire ancienne

L’importance stratégique et économique du site remonte à l’époque gallo-romaine. On rapporte que le nom de la commune viendrait de Marcilius, un colon gallo-romain. Dès le Moyen-Âge, un château entouré de fortifications fut édifié sur l’éperon rocheux. En 1108, le seigneur Robert de Marcillé fit agrandir la barrière naturelle afin d’élever le niveau d’eau de l’étang en vue de renforcer les défenses de la forteresse.

Jadis un château

Grâce aux rehaussements successifs de la digue, l’étang devint poissonneux, réputé pour la pêche à l’anguille.
Mais ces travaux entraînèrent l’inondation des terres voisines et les protestations des riverains.

À la fin du xvie siècle, le château fut démantelé sur ordre d’Henri IV. Le propriétaire de l’étang, le duc de la Trémoille, quitta la région après la Révolution française. Le plan d’eau fut alors vendu comme bien national avant de redevenir une propriété privée.

Dans les paysages de marais, le type de végétation varie selon la hauteur d’eau et le temps d’inondation que les plantes peuvent supporter.

De la terre ferme à l’eau libre se succèdent des prairies humides, des haies (saules, aulnes…), des roselières (léersies faux-riz, massettes à feuilles larges, baldingères…) et des herbiers aquatiques à nénuphars. Quelques espèces remarquables sont à signaler comme la gratiole officinale, la pulicaire commune ou le souchet brun. L’iris faux-acore et le phragmite se développent dans les zones submergées uniquement en période de crue.

L’étang regorge de poissons blancs (brème, gardon…) et carnassiers (sandre, brochet…). L’hiver est la meilleure saison d’observation des oiseaux, en particulier des canards sauvages (colvert, sarcelle d’hiver, souchet, fuligules milouin et morillon…). De nombreux limicoles (vanneau huppé, courlis cendré…) côtoient la mouette rieuse et le grand cormoran mais aussi des oiseaux nicheurs (bruant des roseaux…) ou en migration (oie cendrée…).

Des chauves-souris fréquentent les ruines du château et l’étang, accueillant pour les amphibiens (grenouille rousse, triton marbré…) et les reptiles (couleuvre d’Esculape, lézard vert…).

Le Département est propriétaire de l’étang de Marcillé-Robert depuis 1982.
Une hutte d’observation permet au public d’observer la faune sans la déranger.
Les « queues » d’étang sont classées en réserves naturelles et interdites d’accès.

Informations pratiques

Accès :

En voiture, par la D48 en direction de Essé
Coordonnées GPS : "Le Rachat, Marcillé-Robert" ou Long : -1.361 et Lat : 47.946

Parcours et accessibilité :

Difficulté : facile
Accessible en partie aux personnes à mobilité réduite.

Télécharger le dépliant d'information :

Espaces naturels à proximité

L’Ille-et-Vilaine recèle un patrimoine naturel d’une qualité et d’une diversité exceptionnelles. Zones humides, tourbières, landes, vallées, falaises, boisements…
Il existe aujourd’hui une cinquantaine d’espaces naturels départementaux protégés par le Département et ouverts au public. Préserver, valoriser ces sites particulièrement sensibles et permettre au public d’en découvrir les richesses font partie des priorités du Département d’Ille-et-Vilaine.

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